Comment l'électrification va sauver les moteurs thermiques

Retour sur la conférence du 12 juin au Technocentre Renault

 

 

Les moteurs thermiques sont directement visés par l’objectif de réduction des émissions de CO2 et de polluants atmosphériques. Dans quelle mesure leur électrification est-elle nécessaire et quels en sont les impacts sur leur définition et sur l’architecture du véhicule ?

Conférenciers :
John TOPLOSKY – Expert leader Systèmes hybrides – Groupe Renault
Jacques POILLOT – Expert architecture plateforme – Groupe Renault

Après une introduction de Michel Faivre-Duboz, Vice-Président de la SIA, sur la nécessité de l’électrification, John Toplosky explique tout l’intérêt de l’hybridation et son implication sur l’architecture du véhicule. Les projections de marchés données par différentes études montrent une progression des ventes pour tous les modes d’électrification, les plus fortes hausses étant prévues pour les hybrides rechargeables et 48 volt, ce voltage pouvant tout autant être implémenté sur des micro-hybrides que sur des full-hybrids.

Trois principes fondamentaux doivent être respectés pour qu’un véhicule hybride soit performant : optimiser le niveau de freinage récupératif, couper le plus souvent possible le moteur thermique et utiliser ce dernier à ses points de meilleur rendement.

Renault développe une architecture inédite série-parallèle sans embrayage « DHT », contrairement à Nissan qui travaille sur un système hybride série, alors que par exemple Hyundai mise sur un hybride parallèle proche d’un GMP conventionnel.

John Toplosky indique : « L’électrification ne suffira pas pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2, il est nécessaire de continuer d’abaisser la consommation spécifique des moteurs thermiques. » L’amélioration du rendement du moteur essence est en moyenne de 1 % par an pour les 10 ans à venir.

L’électrification implique de revoir l’architecture du véhicule, notamment l’implantation des batteries et du réservoir, comme le souligne Jacques Poillot. Différents emplacements sont actuellement choisis par les constructeurs et ils dépendent également du fait que le véhicule soit rechargeable ou pas et de sa hauteur.

Une gamme complète de modèles uniquement thermiques ou hybrides ne permettra pas de répondre à la norme CAFE après 2020 : il est nécessaire d’avoir recours à des véhicules hybrides rechargeables et/ou électriques. John Toplosky précise : « La principale question est quelle proportion d’hybrides rechargeables et d’électriques est nécessaire dans une gamme de thermiques pour être dans les limites légales au-delà de 2020 ? »

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