Et si vous choisissiez l'automobile ? Retour sur MonJob@FuturAuto

Pendant une journée, le symposium MonJob@FuturAuto, organisé par la SIA, a accueilli près de 500 étudiants en automobile. Ils ont rencontré des grands patrons, des ingénieurs, jeunes ou confirmés, et découvert quelques-unes des nouveautés de la filière automobile. Récit de la journée.

 

 

Et si vous choisissiez l’automobile ? La question est simple et claire, le but : montrer à 500 étudiants en ingénierie présents à MonJob@FuturAuto que l’automobile est de nouveau un secteur attractif.

Et qui dit attractif dit recruteur : « Il faut intégrer les jeunes, leur donner de la visibilité, leur montrer ensuite comment on fonctionne, qu’ils soient le plus autonome possible pour pouvoir progresser », atteste Gaspard Gascon, directeur Ingénierie du Groupe Renault. Et ça, le 1er constructeur mondial au premier semestre 2017 l’a bien compris puisqu’il recrute près de 400 ingénieurs chaque année.

Si le secteur automobile est plus attrayant, c’est qu’il connaît depuis quelques années une révolution technologique importante : véhicules décarbonés, autonomes ou connectés ont le vent en poupe, et doivent attirer les jeunes.

Dans une grande salle en forme de salle de boxe avec un ring au milieu, les principaux grands patrons, ingénieurs expérimentés ou jeunes en début de carrière ont exposé aux étudiants ingénieurs leur vision de l’évolution technologique et de son impact sur les métiers comme sur les modes de fonctionnement des entreprises automobiles de toutes tailles.

« C’est une industrie de pointe où toutes les nouvelles technologies vont converger et se révolutionnent. Nous devons en convaincre les jeunes  », affirme Jacques Graizon, président de la SIA.

Dans une seconde séquence des représentants de start up innovantes et sociétés d’ingénieries ont planché devant les étudiants  et relevé le défi de raconter l’avenir dans un format nouveau de pitches en 5mn.


Un moment de rencontre et d’échanges sur les enjeux de demain. « C’est un secteur qui avance vite », raconte Alexandre, jeune étudiant rencontré entre deux  séquences au milieu de la vaste exposition de démonstrateurs mise à leur disposition par les sponsors de l’opération.

Les étudiants observent à quel point l’objet automobile a changé. Voiture DS 7 Crossback avec tableau de bord futuriste et vision de nuit infrarouge, siège Active Wellness 1.0 qui mesure le rythme cardiaque et le stress de Faurecia, les nouvelles approches de lighting embarqué de la Chaire ELS,  Renault Espace autonome de niveau 4,  ZOE autonome de Vedecom, prototype préfigurant la voiture de 2030 à l’hydrogène de Plastic Omnium pour ne citer que quelque uns d’entre eux.


Ils sont tous séduits par ces nouveautés, comme Théo :« L’automobile, c’est un marché qui évolue tout le temps. Ça montre que c’est un secteur qui va chercher l’innovation dans les moindres recoins », et même les plus sceptiques sont conquis, comme Juliette en 4ème année  d’école d’ingénieurs « Je souhaite être ingénieur piste dans le sport automobile, l’électronique n’est pas forcément mon domaine, mais je trouve ça vraiment intéressant. On voit les perspectives qu’il y a dans le secteur. Je ne pensais pas que l’on pouvait aller si vite ».

Montrer l’attractivité du secteur aux jeunes et les perspectives d’emploi, un objectif pour une filière en pleine mutation : « Aujourd’hui, on cherche des profils que l’on n’a pas actuellement dans notre filière traditionnelle automobile. C’est pour cela que la rencontre avec les jeunes est importante », raconte Wolfgang Schwarz, directeur chez AVL France.

Les échanges de proximité entre les professionnels de l’automobile et les étudiants ont été le point d’orgue de la journée. « Les jeunes ont une inquiétude en voyant la mutation qui s’opère, c’est de savoir s’ils ont eu la bonne formation. Je leur réponds que oui, ils ont un bagage et ça c’est un socle important », explique Nicolas Leclere, responsable de l’innovation PSM sur les chaînes de traction électrifiées chez PSA.

« Avant, l’automobile était vue comme une grosse industrie, maintenant on est sur de l’intelligence, et ça se ressent sur les profils que l’on va rechercher. On va plus recruter dans des domaines comme l’informatique, la robotique ou les nouvelles technologies », rapporte Marie-Anne Mittet, spécialiste localisation chez Renault et jeune embauchée conquise par ses choix. Même constat pour Guillaume Bresson, chercheur à l’institut Vedecom : « On a besoin de personnes aux compétences plus larges et de profils comme on pouvait en avoir dans l’aérospatiale ».

Nouvelles technologies, innovation, attractivité, débouchés, le futur de la filière s’annonce en grand. Et le message semble être passé auprès des étudiants. Objectif abouti pour la SIA et la filière.

« Le pari est réussi. On a pu montrer que l’automobile n’est pas morte et qu’elle a un bel avenir », conclut Nicolas Leclere.

 

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